Quelle affiche ! En cette année 1983, le PSG tenant du titre affronte le FC Nantes champion de France. Pour cette deuxième finale de Coupe de France consécutive, les Rouge et Bleu vont conquérir, devant leur public, le deuxième titre de leur histoire au terme d’une rencontre époustouflante.
LLes vingt-deux acteurs de cette soixante-sixième finale de la Coupe de France livrèrent un match haletant et passionnant. Tout simplement, le match parfait. Le triptyque suspens, stress et joie était présent. Ouverture du score parisienne, égalisation puis avantage pour les Canaris puis retour au score et but victorieux parisien… Elle reste, aujourd’hui encore, comme l’une des plus belles finales de cette compétition. D’ailleurs, Guy Lacombe le considère aussi ainsi : «José met un but magnifique, le suspens avec un revirement de situation et un but extraordinaire de Safet font de cette finale ma préférée.»
Alors que les joueurs de Georges Peyroche clôturent leur saison troisième du championnat, ils affrontent le Champion de France en titre souhaitant réaliser le premier doublé Coupe-Championnat de son histoire. Pour la troisième fois, après 1966 et 1973, la Maison Jaune manquera l’exploit. Pourtant, les Canaris disposaient d’un bel effectif composé du meilleur buteur de D1, Vahid Halilhodzic, le «Brésilien» José Touré, Maxime Bossis et Loïc Amisse. Néanmoins, ce seront Fernandez, Rocheteau, Susic et consorts qui seront les héros du 11 juin 1983. Pour atteindre cette finale, les Rouge et Bleu ont éliminé Chaumont (D3), Abbeville (D2), Strasbourg, Brest et Tours (D1).
L Dès la troisième minute, Pascal Zaremba ouvre le score sur un coup-franc au ras du poteau gauche de Bertrand-Demanes des vingt mètres. Jouant dans son antre du Parc des Princes, le public parisien s’enflamme (1-0, 3e). Puis, la douche froide refroidit le stade de la porte d’Auteuil lorsque Bruno Baronchelli égalise sur une passe d'Ayache en moins d’un quart d’heure (1-1, 17e). Coup de tonnerre à cinq minutes de la mi-temps, José Touré enfonce le clou en réalisant un but d’anthologie. Il amortit un centre d’Adonkor de la poitrine et sa reprise de volée, précédée d'un coup du sombrero, trompe la vigilance de Baratelli (1-2, 40e).
Si les Canaris semblent maîtriser les débats, ce soir là, les Dieux de la Coupe étaient Parisiens. La recrue estivale, Safet Susic, efface d’un crochet son garde du corps et égalise. Sa frappe de vingt mètres est imparable (2-2, 60e). Le match s’emballe, le public chante pour encourager son équipe et le onze parisien sonne la révolte. A la 82e, la grâce intervient via un centre de Susic repris par Toko. Ce dernier réalise un tir croisé parfait de 15 mètres offrant la Coupe aux Parisiens (3-2, 82e) !
Cette deuxième finale consécutive remportée va instaurer une tradition parisienne : faire du PSG une équipe de coupe. Cette victoire représente les fondations d’un club possédant, désormais, six coupes et peut-être bientôt sept…
Grégoire Lamarque
Le parcours
1982-1983
Trente-deuxièmes de finale :
PSG - Chaumont (D3) : 2-0.
Seizièmes de finale :
Aller : PSG - Abbeville (D2) : 2-0.
Retour : Abbeville - PSG : 1-0.
Huitièmes de finale :
Aller : Strasbourg (D1) - PSG : 0-2.
Retour : PSG - Strasbourg : 5-2.
Quarts de finale :
Aller : Brest (D1) - PSG : 2-1.
Retour : PSG - Brest : 2-0.
Demi-finales :
Aller : PSG - Tours (D1) : 4-0.
Retour : Tours - PSG : 3-3.
La finale :
PSG-Nantes
11 juin 1983, Parc des Princes
Arbitre : M. Vautrot 46 203 spectateurs
Buts : Zaremba (3e), Susic (66e) et Toko (81e) pour le PSG ; Baronchelli (17e) et Touré (40e) pour Nantes
Paris SG : Baratelli ; Tanasi ; Lemoult ; Pilorget ; Bathenay (puis Dahleb à la 50e) ; Zaremba ; Toko ; Fernandez ; Rocheteau ; Susic ; N'Gom
FC Nantes : Bertrand-Demanes ; Bibard (puis Picot à la 82e) ; Ayache ; Rio ; Bossis ; Adonkor ; Baronchelli ; Tusseau (puis Muller à la 73e)
Halilhodzic ; Touré ; Amisse